mercredi 7 mars 2018

Quid de la chance ?

Hello,

Je reviens avec un article un peu spécial, une réflexion que j'ai eu il y a quelques temps avec une très bonne amie, nous étions face à la mer en train de petit déjeuner, nous nous disions que nous étions bien et nous pensions à nos amis en France ou ailleurs qui nous disent souvent "vous avez de la chance !" Pas forcément...

Quand on me dit que j'ai de la chance de vivre à Maurice, que j'ai de la chance d'avoir trouvé quelqu'un à aimer, que j'ai de la chance de parler anglais, de la chance de savoir cuisiner, de la chance d'avoir X ou Y chose dans ma vie... La chance n'a rien à voir avec tout ça, j'ai eu des coups de pouce du destin, mais chaque choix m'a menée là.

Pour vivre à Maurice j'ai fait 5 ans d'études, j'ai fait des choix, j'ai saisi des opportunités, j'ai claqué la porte au nez de ma zone de confort, j'ai tout largué, perdu des choses, j'en ai aussi gagné.

Pour avoir trouvé quelqu'un à aimer j'ai dépassé mes limites, je me suis ouverte, j'ai entrepris, j'ai souris, je n'ai pas tourné la tête, et chaque jour est une étape, chaque mot, chaque tendresse, rien n'est acquis, jamais.

Je parle anglais parce que j'ai travaillé dur depuis mes 11 ans, même si mon accent n'est pas très bon, même si je me trompe encore dans les accords.. J'ai bossé avec acharnement, j'aurais pu le faire avec les maths, mais je n'aime pas... Quand quelqu'un est bon en maths pour moi ce n'est pas de la chance c'est surtout du courage !

Je sais cuisiner car ma mère m'a appris la passion des bonnes choses, mais je rate encore mes plats et tout n'est pas toujours bon.

Bien sûr il y a une part de chance, être née femme en bonne santé dans un pays où ce n'est pas mal d'être une femme, être née dans une famille qui n'est pas à plaindre... Mais là encore, si ma famille n'est pas à plaindre ce n'est pas dans la chance, c'est du travail constant. Et ce travail nous le perpétuerons...

Le destin m'a envoyé des signes que j'ai su percevoir, j'ai parfois laissé passer des occasions, mais j'ai tout fait pour qu'elles se représentent. Ce n'est pas de la chance, c'est de l'acharnement... S'accrocher à la vie, ne pas baisser les bras, travailler, dur, parfois sans envie, regarder droit devant, toujours se relever, affronter les critiques, affronter les échecs, aider son prochain, tendre des mains.

C'est pas de la chance, c'est du talent, c'est de la survie, c'est de l'esprit d'équipe, de la solitude, de la hargne, de l'envie, de la passion, de la clairvoyance, de l'audace... Oui c'est ça, ce n'est pas de la chance, mon destin c'est l'audace !

Tout cela pour vous dire qu'il faut saisir les opportunités, oser, se dépasser constamment, ce n'est pas de la chance de décroiser les bras ! La chance c'est quand il fait un grand soleil au paradis, ou qu'il pleut un lundi...


lundi 22 janvier 2018

Guide d'expat : l'Occupation Permit

Hello !

Il y a un petit moment que je n’ai pas écrit ici, depuis mes 1 an à Maurice en fait ! J'étais un peu occupée ;) 



J’avais pourtant énormément à dire, un nouveau job en or, des découvertes sympas, des nouvelles à partager.. Et puis tout s’est enchainé, mon nouveau travail super prenant, les 2h/2h30 de route quotidienne, le temps qui filait à toute allure… Malheureusement mon aventure dans le boulot a été stoppée net pour des histoires financières et de gros capitaux, malgré une super entente avec ma boss, des tâches super intéressantes et des perspectives plutôt cool…. C’est aussi ça le risque d’être expatriée à Maurice, car les critères pour l’obtention du visa rendent difficilement justifiables certaines places dans les entreprises et lorsqu’il y a remaniement financier, nous sommes les premiers à sauter (last in, first out!)… 



Bref ma super aventure s’est arrêtée mi-novembre/début décembre et il a fallu être très rapide car suite à l'annulation de mon visa j'avais un mois pour trouver un nouvel emploi, hors de question de quitter l’île aussi vite. Rendez-vous sur rendez-vous, prises de contacts, réseautage, portes closes, bras ouverts, des solutions invivables, des remises en question, de nouveaux horizons… J’ai pas mal tourné en rond, à deux doigts d’abandonner mais j’ai fini par trouver un poste de responsable de communication dans une boite qui s'implante à Maurice (pour faire simple). J'ai commencé il y a une semaine et j'espère que ça va me plaire !

Toute cette introduction pour montrer que l’aventure d’expat n’est jamais vraiment reposante et souvent pleine de rebondissements, rien n’est jamais acquis et il faut savoir s’accrocher et pouvoir se retourner. Je vais répondre ici à plusieurs questions que je reçois souvent par mail à propos de la recherche d’emploi, de l’administration mauricienne et de l’occupation permit, le graal pour rester ici. N'hésitez pas à m'en poser d'autres, c'est toujours une joie de répondre à vos messages et vous conseiller !

1/ Est-il possible de trouver du travail depuis la France ? Faut-il plutôt se déplacer ? Comment tu as fait ?
Oui cela est possible, c’est comme ça que je suis arrivée à Maurice en 2016, et que certaines de mes connaissances ont atterri ici également, c’est possible en épluchant les sites comme myjob.mu ou expat.com, Linkedin et facebook également. Pour avoir de bonnes chances que les entreprises embauchent des expatriés il faut d'abord viser les grands groupes, ENL, Rogers, IBL…   Bien sûr de petites structures recrutent mais les conditions de visa peuvent freiner les processus et cela devient compliqué. Pas mal de boites permettent de passer des entretiens via Skype ce qui facilite franchement les choses. Jetez un oeil sur civiweb pour les VIE et si c'est pour un stage : direction Stagissimo qui est un organisme sur l'île qui propose des solutions pour les stagiaires en quête d'exotisme.

Si vous décidez de venir sur place faire vos recherches c’est une bonne solution également, mais il va aussi falloir vous armer de patience et frapper aux bonnes portes. Trouver un emploi à Maurice c’est surtout une histoire de relations, de réseau et de recommandations. Il faut savoir que vous entrerez à Maurice sous un visa touristique et que vous devrez repasser par la France pour revenir en visa business si vos recherches sont fructueuses.
J’ai trouvé mes divers emplois grâce à mes connaissances, j’ai postulé suite à une offre sur facebook lorsque j’étais en France et connaissant le directeur de la boite ma candidature a pu être envoyée aux bonnes personnes et recommandées ; pour la seconde entreprise c’est une amie qui m’a envoyé l’offre d’une de ses bonnes amies, du réseau encore, ma candidature tombait à pic pour le job, et malgré une fin précipitée je me suis éclatée ; c’est grâce aux dirigeants de cette boite là que j’ai trouvé une solution suite à mon licenciement, ils m’ont recommandé à plusieurs entreprises dont des chasseurs de tête et une boite de recrutement.


2/ Comment ça se passe pour l’obtention du Work Permit ou Occupation Permit ? Et quelles sont les conditions d'embauche d'un salarié ?
Là c’est un peu l’enfer administratif. Je ne connais pas bien les nuances entre les deux permis, je ne sais même pas s’il y en a, mais moi j’ai droit à l’Occupation Permit qui est un visa qui est relié à l’entreprise qui m’embauche et qui me permet de vivre sur l’île pendant la durée de mon contrat et est annulé lorsque ledit contrat est rompu.
Quand tu as de la chance d’avoir un bon service RH dans la boite tout glisse comme sur des roulettes, il faut fournir mille et une pièces justificatives type diplômes, acte de naissance, CV, et aussi passer des examens médicaux à l’entrée sur le territoire : prises de sang, analyses sympathiques (ce qui permet d’être tout de suite plus à l’aise avec ton service RH...) et radio des poumons. De là ton responsable des ressources humaines rempli un dossier en ligne et charge les pièces justificatives, soumet le dossier et obtient un rendez-vous au Board of Investment, le fameux BOI. Lors de ce rendez-vous tu te rendras avec ton représentant de l’entreprise soumettre les originaux des documents déjà envoyés en ligne… Et ensuite tu patientes deux-trois semaines… Si ton visa est accepté, welcome in Mauritius ! S’il ne l’est pas…. Bad luck, mais je crois que tu peux faire appel ;)
C’est ici évidemment l’exemple de la demande de visa pour un professionnel employé par une entreprise locale. Tu trouveras des guides complets ici : http://op.investmauritius.com/Default_Fr.aspx - On pourra dire tout ce qu’on veut sur l’administration mauricienne, qu’ils sont lents, que les demandes sont redondantes etc… Les explications sont claires et il suffit d'un peu de bon sens pour que tout se passe bien et le service téléphonique répond à toutes les questions sans nous faire patienter des plombes, contrairement à certaines administrations françaises ! 
Par contre quand tu t'y prends tout seul comme j'ai à le faire en ce moment car nous n'avons pas encore de service RH, c'est une prise de tête et une perte de temps monstrueuse, déjà parce que j'ai aps tous les reflexes pour remplir ce genre de feuilles, qu'il faut toutes les informations de l'entreprise, du rh et un nombre incroyables de papiers à scanner et envoyer sur la plateforme, je me suis perdue plusieurs fois, il faut avoir toutes les cartes en mains, et quand tu penses avoir tout bien mis et validé ton dossier tu reçois un mail qui dit que tel papier est mal scanné, et telle lettre est mal écrite... et il faut refaire la manip', chiant donc quand tu n'as pas que ça à faire.

Pour les conditions précisement, pour pouvoir embaucher un étranger il faut lui verser un salaire de 60k roupies minimum (30k pour le secteur de l'IT) et respecter un certain quota d'expat dans le nombre d'employés, il faut aussi être en mesure de fournir au salarié un billet d'avion retour vers son pays d'origine (voir même l'aller également si le salarié n'est pas sur place au moment de l'embauche). C'est un réel frein pour certaines entreprises car le salaire est conséquent, presque 10x le salaire minimum mauricien, il faut donc justifier de la place de l'expatrié dans la boite (un bon CV et de bon diplômes sont donc souvent nécéssaires). 

Une fois le permis obtenu, ça vaut bien une petite danse de la victoire !


Quelques liens utiles pour vos recherches et pour informations :
https://www.civiweb.com/FR/index.aspx pour les VIE
https://www.facebook.com/stagissimo/ pour les stages

J'espère que cet article sera utile pour vous, rien de bien sorcier dans le fait de trouver un travail ici en tant qu'employé, je sais que c'est plus de démarches pour le statut d'entrepreneur, d'investisseur etc, mais quand en tant que salarié normal tu trouves quelque chose les démarches sont assez simples ! 

A bientôt !

samedi 16 septembre 2017

Déjà un an de toi Maurice !

Hello !

Un an ! Déjà un an que j'ai débarqué sur cette petite île de l'Océan Indien ! Le temps passe à une sacrée vitesse et j'ai du mal à réaliser qu'une année entière s'est écoulée depuis que j'ai quitté Paris.


Il s'est passé tellement de choses pendant ces 365 jours, des hauts, des bas, des surprises, des déceptions, des moments inoubliables, des ratés, des réussites, des rencontres marquantes, des changements de vie, des révélations, des coups de blues, des fêtes à n'en plus finir, des vendredis bonheur et des lundifficiles, des jeudis "plus jamais comme hier" et des week-end à la mer..


Il y a un an, en prenant l'avion qui me conduirait ici j'étais inconsolable à l'idée de quitter la France, et pétrifiée d'angoisses, se mélangeaient en moi une joie intense à l'idée de réaliser mon rêve et une tristesse absolue à l'idée de m'éloigner de mon pays. Le premier mois a été chaotique, entre phobie des lézards, galère de logement, paperasse interminable pour obtenir mon VISA, la conduite à gauche à découvrir, la séparation familiale, le manque de repères, j'ai vraiment cru que je repartirais au bout de 15 jours. Mais je me suis accrochée !

Il y a eu des gros moments de doutes, des envies de tout foutre en l'air et rentrer en France, au début j'ai vraiment eu du mal à m'intégrer au boulot, à trouver un sens à mon expérience ici, à positiver, j'ai même posé ma démission en décembre pour rentrer avec mes parents en janvier, et puis quelques détails m'ont convaincue de rester... Je ne remercierai jamais assez mes quelques collègues de boulot qui pendant notre break de Noël, lorsque nous n'étions plus que 4 ou 5 à ne pas avoir de vacances et à zoner dans les locaux de FRCI, m'ont fait voir la vie ici autrement et m'ont aidé à prendre la décision de rester et de donner une chance à l'expérience.


A partir du mois de janvier, ma vie ici s'est transformée, quitte à rester encore au moins un an, autant vivre à fond et profiter de tout. Mon groupe d'amis s'est consolidé, j'ai appris à ne plus appréhender la moindre sortie, à faire confiance aux gens qui m'entouraient... Et j'ai commencé à remplir mes week-end et mes soirées, à sortir, à faire la fête, ancrer des habitudes dans mes semaines, à vraiment vivre ici, en fait.


Au fur et à mesure des mois qui ont défilé je suis passée du "je suis ici pour quelques mois" à "je suis ici pour une durée indéterminée et le plus long sera le mieux". Le bungalow où j'habite est devenu un repère, un nid douillet dans lequel je me sens bien et qui abrite quelques un de mes plus beaux souvenirs ; j'ai des lieux dans lesquels j'aime sortir et rejoindre mon groupe d'amis, des adresses où bien manger, des habitudes qui collent à la peau.. Voilà un an que je vis à l'île Maurice et je m'y sens réellement chez moi, je n'imagine pas rentrer dans deux mois, je ne pense plus à mon "prochain retour" sur Paris, je pense maintenant à "qui de mes amis vont venir me rendre visite", et aux futurs souvenirs que je vais me créer ici. Bien sûr j'ai encore des moments de nostalgie et de cafard, mais de moins en moins souvent ! Je me raccroche à ce que j'ai de super sur l'île et aux bons moments, je regarde ce qu'il me reste à vivre de super plutôt que de me retourner sur ce qu'il y aurait pu avoir en France.

C'est incroyable le nombre de personnes que j'ai pu rencontrer en l'espace d'un an, certains seulement de passage, des expats déçus, des stagiaires, des "habitants temporaires"... Et d'autres qui vont rester, que je vais revoir, qui sont devenus les meilleurs, certaines  rencontres qui auront marqué ma vie, changé mes habitudes, vrillé mes certitudes..


Cette année j'ai réussi à bouleverser ma vie, briser le quotidien parisien et faire sauter la plupart de mes appréhensions, j'ai plus appris sur moi en un an qu'en plusieurs années de vie en France. Ici je me suis libérée de ce qui pouvait m'étouffer ailleurs, j'ai pris du recul sur mon mode de vie, sur les gens qui m'entouraient, sur mes relations, j'ai grandi et je ne regrette pas une seule seconde d'avoir pris cet avion qui m'a déposée ici pour une nouvelle vie, le 16 septembre dernier.


Si on m'avait prévenue il y a un an que je vivrais tout ça, je n'y aurais pas cru, je n'aurais pas pensé pouvoir dépasser mes peurs, m'affirmer dans mes choix, prendre X ou Y décisions qui changeraient radicalement ma vie, je n'aurais pas pensé tout ça possible, m'épanouir et apprendre sur moi à ce point, même en partant en Thaïlande je n'avais pas vécu l'expérience de l'expatriation à ce point là. Ici j'ai trouvé plus de repères et de stabilité que n'importe où ailleurs, partout où avant je me cherchais, ici je me suis trouvée, c'est sûrement très bateau comme phrase, mais j'ai réellement appris à me connaitre cette dernière année, à savoir ce que je voulais ou non dans ma vie, à ne plus m'embarrasser de détails qui pouvaient me la gâcher, à m'accrocher à ce qui pouvais la rendre plus belle qui à me brûler parfois les ailes..

Cette année incroyable qui n'est que la première sur beaucoup d'autres j'espère...


Un an de souvenirs...
Retrouver le Morne, un Week-end à Paradis, découvrir les courses de chevaux, les vendredis soirs au Mystik, les restaurants les pieds dans l'eau, mon cadre de boulot, la piscine sous mes fenêtres, la Pride March du mois de juin, mes amitiés hors du temps, l'amour au détour d'un château, les soirées sur la plage, un nouvel an feux d'artifices, une démission, un nouveau départ, du sable à n'en plus finir, des cocktails improbables, des villas incroyables, la pluie, la boue, les chemins inondés, les voitures poussiéreuses, conduire à gauche, piloter, courir dans les champs de canne, nager dans le lagon bleu turquoise, faire du ski nautique, m'imprégner du monde hippique, goûter à tout, prendre X kilos, assumer, m'amuser, boire trop de rhum, rentrer trop tard le soir, les skype interminables à 10 000km, les couchers de soleil dans la montagne, les couchers de soleil sur la plage, le froid de l'hiver, les feux de cheminée, le soleil qui tape trop fort, les anniversaires déjantés, des rencontres qui changent une vie, des rires, des larmes, des chutes, des bleus, des sourires, du boulot par dessus la tête, des "vendredi charrette", des apéros bien mérités, des Wed-Meet improvisés, des plongées improbables, des heures de yoga, des "Tapeta !!", de nouvelles traditions, et une île que j'appelle Ma Maison. 


jeudi 3 août 2017

C'est l'hiver ici aussi !

Hello !

Voilà deux mois que je n'avais pas mis les pieds sur le blog, c'est pas l'envie qui manque, mais le temps ! Et il y a quelques jours j'ai été contactée par Expat.com pour être blog du mois sur le site. Très heureuse mais un peu honteuse de n'avoir rien publié depuis des semaines j'ai accepté et maintenant me voici !

L'hiver s'est installé ici, et depuis mon retour de Paris, c'est l'hiver sur le blog aussi. Beaucoup de choses ont changé, dans ma vie personnelle et professionnelle. J'ai changé de travail ! J'ai trouvé un emploi beaucoup plus épanouissant et dans lequel je m'éclate, j'ai pris en responsabilités, je ne m'ennuie plus et mes journées sont bien bien bien garnies !
Je me fais mon petit nid ici et il n'y a pas de routine, aucune semaine ne se ressemble, je vis toujours des choses incroyables, je me construis de plus en plus et je trouve ma place au milieu de l'océan Indien, après un retour de Paris un peu cafardeux et triste.

Bon, et aussi, c'est l'hiver pour de vrai, depuis le mois de mai on enchaine des périodes de beau-bleu et de pluie torrentielles, et surtout, les températures n'ont rien à voir avec l'été... Alors forcément ça va vous faire rire, mais je ressens beaucoup plus le froid ici quand il fait "que" 19, alors qu'à Paris c'est le début de l'été et on tire les pull par ces températures ! Mais après 4/5 mois à 35 degrés, forcément moi j'avais oublié !

Pour tout vous dire, il y a un mois nous avons fait un feu dans la cheminée... Enfin.. DU FEU DE CHEMINEE ?? Jamais j'aurais pensé ça possible sous les tropiques... Mais il faut savoir qu'au coeur de l'île il caille vraiment en soirée... Cela faisait longtemps que je n'avais pas connu cette sensation de lit glacé, de salle de bain givrée, et de buée sur les vitres.. Ce temps devrait durer encore un bon mois avant de redevenir plus clément et me permettre de profiter à nouveau de la mer pas trop fraiche et de la piscine. Et puis surtout les jours vont se rallonger, et ça, c'est comme en France, c'est du bonheur, parce que le soleil qui se couche à 17h45... C'est rentrer chez soi quand il fait nuit, et ne vivre que des journées boulot : pas top top pour le moral.

L'avantage c'est que en cette saison il n'y a pas trop de touristes (et les billets sont moins chers.. eh !) et la vie est un peu plus calme.
Je vous parlerai bientôt de mon nouveau boulot et du cadre exceptionnel dans lequel je travaille ! Et puis des courses équestres aussi, un véritable engouement national.. Et tellement d'autres événements aussi !

A bientôt,


jeudi 1 juin 2017

Restaurez-vous #5 : Soumsoum, best houmous in Paris!

Hello !

Comme je vous le disais dans mon dernier article, je reviens d'un petit séjour à Paris. J'ai revu mes copains adorés et je me suis baladée dans la capitale pendant 6 jours (10km par jour dans les jambes, un vrai bonheur !). Avant d'arriver j'avais repéré quelques adresses dont la nouveauté du Marais : Soumsoum, un bar à houmous qui a ouvert fin avril dernier.
Certains confirmeront ma passion pour le houmous (n'est-ce pas Camille ?!) et comprendront que je ne pouvais pas passer à côté de ce boui-boui merveilleux.
C'est donc en très bonne compagnie que je suis allée tester SoumSoum, et je n'ai pas été déçue !

Je déclare Soumsoum, le meilleur houmous de la capitale !

Houmous Bi Lammeh - Y'a d'l'huile !
La carte est principalement composée de plats végétariens; de nombreuses entrées variant de 5 à 10 euros, dont un houmous de patate douce particulièrement intriguant et une salade de pois chiches alléchante, des Sabih (un sandwich pita artisanale) sous toutes ses formes entre 7 et 9,5 euros: Batata (Houmous, aubergines, patate douce, oeuf dur, oignons, tomates, concombre, herbes fraiches...) ou encore Bilo (Houmous, champignons mijotés, aubergines, pomme de terre..).. Et puis surtout de délicieux houmous accompagnés de pita : le Massabaha classique aux pois chiches avec crudités et oeuf dur, ou encore le Bi Lammeh (en photo): avec de la viande mijotée et des crudités une bombe de saveurs !
Houmous de Betterave au premier plan
Tous les plats de la carte sont copieux et excellents, assemblés minute, et les épices débordent dans la cuisine ! Le plus important pour Nathan et Rémy, les petits génies derrière Soumsoum : travailler avec des produits ultra-frais et privilégier des primeurs et importateurs de qualité pour les pois chiche et autres fruits et légumes, pour le reste ils se fournissent exclusivement en France.